Pourquoi je ne crée pas vos sites avec WordPress
WordPress alimente environ 43 % des sites du web selon les données publiques de W3Techs. C'est énorme, et c'est mérité : pendant vingt ans, c'est l'outil qui a démocratisé la création de sites. Pourtant, je ne l'utilise pas pour les projets de mes clients. Ce n'est pas un rejet de l'outil — c'est un choix de cohérence avec ce que je propose. Voici pourquoi.
WordPress a été conçu pour les blogs
À la base, WordPress était une plateforme de blogging. Au fil des années, il est devenu un couteau suisse capable de tout faire : sites vitrines, e-commerce, forums, espaces membres, intranets. C'est sa force. C'est aussi sa faiblesse pour des projets simples. Un site vitrine de quatre à dix pages n'a pas besoin d'une base de données, d'un système de gestion d'utilisateurs, d'un thème complexe et d'une dizaine de plugins. C'est utiliser un tank pour aller chercher du pain.
Le coût caché des plugins et des mises à jour
Un site WordPress vit grâce à ses plugins. Chaque plugin est un morceau de code écrit par un tiers, et chaque plugin doit être maintenu. Quand un plugin n'est plus mis à jour, il devient une porte d'entrée pour des failles. Quand un plugin est mis à jour mais devient incompatible avec un autre, le site casse. C'est pour ça que les agences sérieuses vendent presque toujours un contrat de maintenance mensuel : sans lui, le site finit par avoir des problèmes. Pour un site vitrine simple, ce coût récurrent n'a pas vraiment de raison d'exister.
La performance
Un site WordPress moyen est plus lent qu'un site statique généré avec un outil moderne. La raison est technique : à chaque visite, le serveur interroge la base de données, exécute du PHP, charge les plugins, assemble la page, puis l'envoie. Un site statique en Next.js, lui, est pré-généré au moment de la mise en ligne. Il n'y a rien à calculer quand le visiteur arrive, juste du HTML déjà prêt à servir. Résultat : des pages qui s'affichent quasi instantanément, même sur une connexion mobile correcte.
La sécurité
Parce que WordPress est partout, c'est aussi la cible numéro un des bots qui scannent le web à la recherche de failles. Un site vitrine en HTML statique n'a quasi pas de surface d'attaque : pas de base de données exposée, pas de panneau d'administration public, pas de PHP exécuté en permanence sur un serveur. Pour le client, ça veut dire un site qui ne se fait pas pirater pendant qu'il vit sa vie.
Quand WordPress reste pertinent
Soyons clairs : WordPress est un excellent outil pour beaucoup d'usages. Un blog géré par plusieurs rédacteurs avec publication quotidienne, un site média, un e-commerce avec un gros catalogue, une communauté avec des comptes utilisateurs : dans ces cas, son écosystème de plugins et son interface d'administration sont précieux. Si vous gérez un site qui demande de la mise à jour permanente par des non-développeurs, WordPress est probablement le bon choix.
Pour un site vitrine, autre chose
Pour un site vitrine de quelques pages — typiquement ce dont a besoin un artisan, un indépendant ou un petit commerce — les outils modernes sont mieux adaptés. Plus rapides, plus simples, plus durables, et sans coût récurrent. C'est ce que j'utilise chez Studio KT, parce que c'est ce qui sert le mieux les projets que je prends. Si demain un meilleur outil apparaît, je changerai. L'objectif n'a jamais été de défendre une techno : c'est de livrer un site qui marche pour vous.
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